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Investir en Tunisie

Un marché européen aux coûts nord-africains

Détention étrangère intégrale dans la plupart des secteurs, un taux d’impôt sur les sociétés de 20 %, un accès en franchise de droits au marché européen pour les produits industriels et une main-d’œuvre qui travaille en trois langues. Cette page présente les arguments, et les conditions qui s’y rattachent.

La Tunisie se situe sur la rive sud de la Méditerranée, dans la même journée de travail que Paris, Milan et Francfort. Environ 70 % de ses exportations sont destinées à l’Union européenne, grâce à un accord d’association qui assure depuis 2008 le libre-échange des produits industriels.

Environ 3 860 entreprises étrangères sont implantées dans le pays. Les investissements directs étrangers ont atteint 3,57 milliards de dinars en 2025, en hausse de 30 % sur un an, principalement dans les composants automobiles, l’aéronautique, les services numériques, l’agroalimentaire, le textile et l’industrie pharmaceutique.

Un porte-conteneurs à quai au port de Radès, à Tunis, au crépuscule, avec le parc à conteneurs le long du quai et le pont routier qui enjambe le canal à l’arrière-plan.

100 %

Détention étrangère autorisée dans la plupart des secteurs, sans autorisation préalable

0 %

Impôt sur les sociétés pendant cinq ou dix ans dans les zones de développement régional, puis 10 %

7

Accords commerciaux couvrant l’UE, l’Afrique, la Turquie et le monde arabe

70 %

Part des exportations tunisiennes destinées à l’Union européenne

Situation

Tunis est plus proche de Rome que Rome ne l’est de Berlin. Les grands centres d’affaires d’Europe du Sud et de l’Ouest sont à un court vol, dans le même fuseau horaire et la même journée de travail.

Paris1 480 kmFrancfort1 480 kmMilan970 kmBarcelone860 kmRome600 kmIstanbul1 690 kmLe Caire2 090 kmTunis

Accords commerciaux

Sept accords, couvrant le marché unique européen, le monde arabe et le continent africain.

Accord d’association UE
Libre-échange des produits industriels avec l’Union européenne, en vigueur depuis 2008
AELE
Suisse, Norvège, Islande et Liechtenstein
Accord d’Agadir
Égypte, Jordanie et Maroc
GZALE
Grande zone arabe de libre-échange
Turquie
Accord bilatéral de libre-échange
COMESA
Marchés d’Afrique orientale et australe, ratifié en 2019
ZLECAf
Zone de libre-échange continentale africaine, ratifiée en 2020

Les arguments

Accès aux marchés

La Tunisie est partie à sept accords commerciaux qui couvrent ensemble l’Union européenne, les États de l’AELE, la Turquie, le monde arabe et la majeure partie de l’Afrique. Pour un industriel, le pays devient une base de production qui sert ses clients européens aux conditions tarifaires européennes.

  • Libre-échange des produits industriels avec l’UE depuis 2008
  • Fuseau horaire d’Europe centrale, aligné sur la journée de travail européenne
  • Liaisons portuaires et aériennes avec l’Europe du Sud
  • Zones franches de Bizerte et de Zarzis, exonérées de droits et d’impôts

Détention et contrôle

Au titre de la loi sur l’investissement n° 2016-71, en vigueur depuis 2017, un investisseur étranger peut détenir jusqu’à 100 % du capital d’une société tunisienne dans la plupart des secteurs, sans autorisation préalable. Un nombre limité d’activités reste encadré, principalement le commerce de détail, où la participation étrangère est plafonnée et soumise à l’autorisation de la Banque Centrale.

  • Jusqu’à 100 % de détention étrangère dans la plupart des secteurs
  • Aucune autorisation préalable pour la majorité des activités
  • L’Instance Tunisienne de l’Investissement examine les projets au-delà de seuils définis
  • Les bénéfices et le produit de cession du capital investi peuvent être rapatriés

Coûts et compétences

Les cadres travaillent en arabe, en français et en anglais, et le vivier d’ingénieurs et de techniciens alimente l’automobile, l’aéronautique et le numérique. Les charges patronales représentent environ 21 % à 24 % de la masse salariale, sécurité sociale, accidents du travail, logement social et formation professionnelle compris, un niveau nettement inférieur à celui de l’Europe occidentale.

  • Arabe, français et anglais d’usage courant dans la vie professionnelle
  • Plus de 260 équipementiers automobiles, dont 65 % totalement exportateurs
  • Charges patronales d’environ 21 % à 24 % de la masse salariale, toutes cotisations comprises
  • Une base établie d’activités industrielles et de services à capitaux étrangers

Incitations fiscales

Un investissement dans une zone de développement régional est exonéré d’impôt sur les sociétés pendant cinq ou dix ans, puis imposé à 10 %. Les entreprises totalement exportatrices sont exonérées de TVA et de droits de douane, et les sociétés nouvelles bénéficient d’un allègement dégressif sur leurs quatre premières années. Le taux de droit commun, hors de ces régimes, est de 20 %.

  • Cinq ou dix ans d’exonération dans les zones de développement régional
  • Allègement dégressif sur les quatre premières années pour les sociétés nouvelles
  • Exonération de TVA et de droits de douane pour les entreprises totalement exportatrices
  • Primes à l’investissement jusqu’à 30 % dans les zones de développement prioritaires

Fiscalité et incitations

Le taux de droit commun s’applique à la plupart des secteurs. Les allègements dépendent de l’activité, de la part exportée et de la localisation.

Taux

Impôt sur les sociétés, taux de droit commun
20 %
Sociétés nouvellement créées
Allègement dégressif sur quatre ans : 100 %, puis 75 %, 50 % et 25 % des bénéfices déduits
Taxe sur la valeur ajoutée
19 % au taux normal, taux réduits de 13 % et 7 %
Dividendes versés à l’étranger
Retenue à la source de 10 %, réduite par la plupart des conventions fiscales

Exportateurs

Entreprises totalement exportatrices
Exonération de TVA et de droits de douane sur les importations et les achats locaux
Ventes sur le marché local
Jusqu’à 30 % du chiffre d’affaires de l’exercice précédent, sans perte du statut d’exportateur
Salariés étrangers
Imposés à 20 % de la rémunération brute
Zones franches
Bizerte et Zarzis, avec exonération de droits et d’impôts et liberté des opérations de change

Développement régional et secteurs prioritaires

Zones du premier groupe
Cinq ans d’exonération, puis 10 %, avec une prime à l’investissement jusqu’à 15 %
Zones du second groupe
Dix ans d’exonération, puis 10 %, avec une prime à l’investissement jusqu’à 30 %
Secteurs prioritaires
Prime à l’investissement jusqu’à 15 % et prise en charge des cotisations patronales
Recherche et développement
Déduction supplémentaire de 50 % des dépenses éligibles, plafonnée à 400 000 TND par an

Des secteurs ouverts aux capitaux internationaux

L’investissement étranger se concentre dans les composants automobiles, l’aéronautique, les services numériques, l’agroalimentaire, le textile et l’industrie pharmaceutique, tandis que les énergies renouvelables et la logistique progressent rapidement.

Secteurs cibles

  • Immobilier et promotion

  • Technologies et services informatiques

  • Distribution et logistique

  • Industrie manufacturière

  • Externalisation des processus métier

  • Énergies renouvelables

  • Tourisme et hôtellerie

  • Agriculture et agroalimentaire

  • Services financiers

Ce qu’il faut savoir en pratique

Le cadre juridique tunisien est ouvert aux capitaux étrangers, mais les démarches administratives exigent de nombreux documents. Les opérations de change nécessitent l’accord de la Banque Centrale, les procédures douanières demandent une documentation complète, et le rapatriement des bénéfices peut être retardé lorsqu’un dossier est incomplet.

Les obstacles que rencontrent les investisseurs sont d’ordre procédural plutôt que juridique, et ils sont largement évitables. La plupart des retards que nous observons viennent d’une structure choisie sans tenir compte de l’activité prévue, ou d’un dossier déposé avant d’être prêt. Une coordination locale dès le départ permet de traiter les deux.

Questions fréquentes

Dans la plupart des secteurs, oui. La loi sur l’investissement n° 2016-71 permet à un investisseur étranger de détenir la totalité du capital d’une société tunisienne sans autorisation préalable. Les exceptions figurent sur une liste définie d’activités encadrées, et nous confirmons la situation pour votre activité avant le choix de la structure.

Les chiffres de cette page ont été vérifiés en août 2026 et s’appuient sur la loi sur l’investissement n° 2016-71, l’Instance Tunisienne de l’Investissement, la FIPA, les rapports publiés sur le climat des investissements et PwC Worldwide Tax Summaries pour les taux d’impôt sur les sociétés. Les taux et les seuils d’incitation tunisiens sont modifiés par la loi de finances annuelle : le taux de droit commun de l’impôt sur les sociétés est passé de 15 % à 20 % avec la loi de finances 2025. Nous confirmons les exigences en vigueur au début de chaque mission.

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Présentez-nous votre activité ou vos objectifs d’investissement. Nous étudierons votre demande et vous proposerons une prochaine étape.

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